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Top 5 2013 !

Exercice ô combien casse gueule qu’est le top 5. Choisir 5 livres dans une année aussi abondante et variée que cette année rend la tache encore plus dure. Un top 10 ou 15 aurait été plus facile. Mais voilà surfant sur la mode du Top 5 que nous avons imposé aux auteurs et éditeurs qui se sont prêtés au jeu depuis la création du site, nous nous plions à cet exercice pour vous proposez une sorte de liste des livres qui ont été incroyables à lire cette année :

 

Ludo :

constellation-chien-1306415-616x01- La constellation du chien – Peter Heller (Actes Sud) :
Odyssée à la nature et sa force, une aventure entre deux compagnons de route, l’un poétique, l’autre à moitié cinglé. Un monde post-apocalyptique où la souffrance de l’Homme est à chaque instant mise en avant. Une aventure prodigieuse !

2- Mordred – Justine Niogret (Mnémos) :
Livre à tendance lente et poétique, bercé par une écriture douce et sensible où la force des descriptions et des personnages se montre passionnante. Un mythe revisité par une auteure pleine de talent, un mythe remis à jour pour notre plus grand plaisir

3- Même pas Mort – Jean-Philippe Jaworski (Moutons Électriques) :
Fantasy celtique comme on en a jamais vu. Raconté par l’un des plus grands auteurs de fantasy française, un univers riche où chaque personnage est travaillé en profondeur. Une histoire épique et une plume ravageuse. Poussez-vous de devant, ça décoiffe !

4- Ange Impur – Tad Williams (Fetjaine) :
Si vous avez toujours voulu savoir ce qu’il se passe dans la tête d’un ange fêtard et profiteur c’est ici que ça se passe. Un mélange de thriller, de fantasy, d’urban fantasy bercé par un univers original. L’enfer ou le paradis ? Coup de maître d’un de mes auteurs préféré !

 

Ted :

1-Un homme loyal – Glenn Taylor (Grasset):
Deuxième roman d’un auteur qui à tout pour devenir un très grand. Après un « ballade de gueule tranché » enivrant, Glenn Taylor se surpasse avec cette histoire de communauté dans l’Amérique de la guerre froide.

2-La fin du vandalisme – Tom Drury (Cambourakis) :
le Jean Giono du Midwest, c’est beau, poétique, contemplatif, les tournures de phrases, les descriptions et dialogues sont à tomber par terre.

3-La cité des oiseaux – Adam Novy (Inculte) :
Un des ovnis littéraires de l’année à la frontière des genres post-apo, S.F, roman initiatique, drame. On mélange le tout dans un shaker et ça donne un roman très « McCarthien » aux sonorités très fantastiques voir bibliques.

4-American Prophet – Paul Beatty (Passage du Nord-Ouest):
C’est barré, fou, loufoque, drôle et critique mais aussi fin, post-moderne et diablement bien rythmé. Une grosse claque à classer entre Karoo de S.Tesich et Effacement de P.Everett !

5-Neige – Anna Kavan (Cambourakis) :
Mystérieux, sombre, onirique, violent. Ce monde ravagé par la guerre et la glace, la quête d’un être aimé à moins que tout cela ne soit qu’un rêve.

 

Marcelline :

Dans ce Top 5, c’est l’ordre alphabétique qui prime (déjà qu’il ne peut y en avoir que 5, alors si en plus il faut faire un classement, moi je saute!)

1201132807-La scierie – Anonyme (Héros-limite)
-Sofia s’habille toujours en noir – Paolo Cognetti (Liana Lévi)
-L’homme qui parlait la langue des serpents – Andrus Kivirähk (Attila)
-Mordred – Justine Niogret (Mnémos)
-Les fleurs du Karma – Tommaso Pincio (Asphalte)

Du conte, du récit, de l’étrange. Des façons d’écrire et de raconter toutes différentes, mais toujours un fond, un petit (ou un grand) quelque chose qui fait réfléchir, s’interroger, qui pousse à aller chercher encore autre chose, plus loin. Que ce soit dans un portrait de famille italienne, un héros légendaire, un trip hippie halluciné, un gamin perdu qui suit le ruban de la scie ou un habitant des forêts estoniennes, rien n’est gratuit, rien n’est perdu, et surtout, on en garde le goût dans la bouche un bon moment. Et ça, c’est quand même le principal!

 

 

Jérémy :

Parce qu’il est trop dur de résumer tous nos coups de cœur, de les classer et de n’en choisir que 5, j’ai (un peu) triché. Mais les livres présentés ici sont ceux qui m’ont transporté cette année.

1-Wilderness Lance – Weller (Gallmeister) :
Parce qu’un jour je repartirai affronter la côte ouest des Etats-Unis, me confronter à nouveau au côté féroce de la nature sauvage et au visage bestial de l’homme en temps de guerre. Comment ça je ne l’ai jamais fait ? Pourtant c’était tout comme !

2-Mauvaise Etoile – R J Ellory (Sonatine) :
Parce que je me demande toujours comment je réagirai lorsqu’il me demandera de le suivre, si je saurai dire non et fuir ou si je me retrouverai attiré par le pouvoir et l’argent facile. Comment ça je ne l’ai jamais fait ? Pourtant c’était tout comme !

3-Lucika Lucika – Yoshitoshi Abe (Ki-oon) :
Il y a mille façons de pouvoir considérer l’enfance. Soit un havre de paix avant le douloureux passage à l’âge adulte, soit un moment de douce folie entre poésie et délire total. C’est ce que vit Lucika, et ce que les enfants ne savent (ou ne peuvent) pas assez faire.

4-Scumbag Loser – Mikoto YAMAGUTI (Ki-oon):
C’est un des mangas les plus dérangeants qu’il m’ait été donné de lire (et autant vous prévenir, j’en ai lu un nombre conséquent !). Malsain, suintant le mal-être adolescent et l’angoisse du rejet de l’autre à un point jamais atteint ailleurs, c’est peut-être cette thématique qui a su me captiver.

5-Mordred – Justine Niogret (Mnémos) :
On ne verra sans doute plus la traîtrise de la même manière après le magnifique roman de Justine Niogret. Mordred est un enfant, ni plus ni moins, et son passage à l’âge adulte se fait de la façon la plus dramatique qui soit. La première fois qu’un livre parvient à me faire retourner complètement mon jugement en 5 pages !

NNNNNOOOOONNNN
Ce livre aurait du être dans mon top 5, voire même tout en haut ! Je parle de Seraphim : 266613336 Wings, collaboration rêvée entre Mamoru Oshii (Ghost in the Shell, Patlabor) et Satoshi Kon (Perfect Blue, Paprika). Ce manga commence en mettant en scène une situation géopolitique des plus complexes. Le récit se développe alors, alternant moments de poésie et contemplatifs, phases d’action et de négociation. Tout s’enchaîne comme dans un rêve, jusqu’à la fin. Je vous en dirai plus lors de la chronique.

TROP TARD
Le 6 décembre paraitra l’intégrale d’Albator chez Kana. Une semaine trop tard !!! Je m’avance peut-être mais nous aurions là un autre sérieux prétendant à ce top.

 

Julien :

confiteor-1400673-616x0Confiteor – Jaume Cabre (Actes Sud) :
Un tissage fin et complexe autour des mémoires vacillantes d’un vieil homme et de l’histoire sanglante d’un violon du 17ème. Musique, amour et amitié, réflexions sur le mal et le langage… Le roman-monstre de l’année.

L’esquisse d’un pendu – Michel Jullien (Verdier) :
Une langue « pointue », biscornue (et drôle !) sur laquelle on ne cesse de buter et de revenir par plaisir. Une curieuse et passionnante histoire d’un libraire du 14ème siècle sur laquelle plane la gigantesque ombre du gibet de Montfaucon…

American prophet – Paul Beatty (Passage du Nord-Ouest) :
Un roman ghetto-blaster (?!) entre Pynchon et Percival Everett, plein d’oralité funky et de réflexions shuriken, qui nous montre qu’on peut parfaitement être pauvre et cultivé, basketteur et philosophe, tagger et poète… Noir et citoyen américain ? Ah non ça c’est plus compliqué…

La scierie – auteur anonyme (Héros-limite) :
Le prix de la lecture la plus « physique » de l’année. Le témoignage d’un jeune homme trop plein d’énergie et de colère qui, en attendant de devenir marin, essaye de gagner sa vie dans l’univers des scieries de la France des années 1950. On en sort courbaturé, frigorifié, les doigts rétractés au maximum sur la couverture mais aussi terrassé par tant de talent disparu.

Efroyabl ange1 – Iain M. banks (L’oeil d’or) :
Un conte de fées science fictif, si si. Homme-augmenté, fin du monde, immortalité virtuelle mais aussi des rois désœuvrés, de méchants oiseaux, une gentille fourmi… Kon so lo diz ! Iain M. Banks été t1 gran técriv1 de sians fiksion é mem 1 gran técriv1 toukour.

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