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Le bourreau – M. Gabella, J. Carette…

Le bourreau page 5

MoLe bourreau page 6yen-Âge, Paris. La justice divine y est aussi impénétrable qu’implacable. Elle a pour visage un masque grossièrement cousu et s’accomplit par la main du bourreau. Un exécuteur au service de Dieu, comme il aime a le rappeler. Personne ne sait qui il est mais tout le monde connaît son existence et la fatalité de ses sentences. Quand « l’heure du bourreau » arrive, ceux qui se retrouvent sous la pointe de son épée meurt sans autre alternative possible.

Le bourreau connaît la ville de fond en comble. Chaque place, chaque ruelle, chaque pavé vibrant sous les pas du peuple, de la fourmilière grouillante qui anime la capitale. Son anonymat assurant la pérennité de son don, il vit caché, en solitaire, comme le lui a appris son maître, mais se mêle régulièrement à la foule pour ne pas devenir fou.

Entre visions, rituels incantatoires et force surhumaine, le bourreau accomplit sa mission avec intransigeance, persuader de faire le bien en réparant le mal par le mal. Invulnérable, il apparaît comme un super héros, tuant en lieu et en heure ceux qui doivent recevoir le châtiment divin. Il use de son pouvoir sans concession. Il s’est forgé à force de sacrifices et sur fond de vengeance personnel ; il ne connaît donc ni la compassion ni les remords.

Cependant, le jour où un mystérieux bouffon doté d’une agilité et d’une rapidité redoutable s’interpose entre lui et sa future proie tout bascule. Le doute s’immisce en lui… et en nous. Coupables ou victimes ? Erreur ou manipulation ?

Premier volume d’un triptyque, « Justice divine ? » pose le décor. L’atmosphère créé par la voix off tout au long des pages tient autant au charisme de Paris qu’aux mystères qui entourent le bourreau. On entend le brouhaha de la foule avant même de pénétrer dans la ville, on connaît les pensées du personnage avant même de connaître son visage. À mesure que l’intrigue avance, Paris passe en toile de fond et les secrets du bourreau se dévoilent mais l’intérêt persiste jusqu’au bout…

Le bourreau - Justice divineDelcourt, 2016
54 pages
ill. : Mathieu Gabella
sc. : Julien Carette, Jérôme Benoît
col. : J.B Hostache

Pauline

À propos Pauline

Chroniqueuse

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