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Daniel O’Malley- The Rook

Une jeune femme se réveille sous la pluie, au milieu d’un square. Autour d’elle, des cadavres gisent. Elle ne se souvient plus de rien; ni de qui elle est, ni de ce qu’elle fait là. Heureusement, une lettre dans la poche de sa veste lui indique son identité: Myfanwy Thomas, douée de pouvoirs psychiques et employée importante au sein de la Checquy, organisation combattant les forces surnaturelles allant de la licorne à la secte des spores mutants.
Mais cette lettre lui apprend également que l’amnésie dont elle est victime avait été anticipée par elle-même. En effet, un mystérieux ennemi veut l’éliminer sans qu’elle n’en connaisse la raison. Et cette agression vient d’un de ses collègues, dont elle doit découvrir l’identité à tout prix afin de déjouer le complot qui la menace non seulement elle, mais aussi le système de l’entreprise secrète en son intégralité.

Nous suivons donc Myfanwy dans sa quête d’identité et découvrons à travers elle la Checquy et les secrets qui y sont contenus: cette organisation repère et engage les personnes au potentiel surnaturel, enrôlant leurs forces pour protéger l’Angleterre mais aussi le reste du monde des menaces fantastiques et paranormales! Les forces majeures de l’infrastructure sont réparties à la manière d’un jeu d’échec: Fous, Pions, Cavaliers… et notre protagoniste qui a le statut de Tour, en compagnie de Gestalt, étrange personnage dont la particularité réside dans le fait qu’il partage un cerveau et une pensée unique pour quatre corps différents et indépendants.
Mais la jeune amnésique se rend vite compte que son moi-passé était plus un rat de bibliothèque qu’une personne d’action et que le reste de l’équipe la considère plus comme une femme fragile, émotive et d’une timidité maladive que comme une femme de terrain, malgré sa capacité à prendre le contrôle du système nerveux d’autrui et de le manipuler à sa guise.

La Tour Thomas ré-apprend à vivre en partant de zéro, et cette “tabula rasa” va lui être plutôt bénéfique: finie la timide Myfanwy qui n’hausse jamais la voix et qui se fait toujours marcher dessus, terminé cette crainte de ses pouvoirs qu’elle voyait plus comme une malédiction que comme un don! Car la perte de mémoire laisse place à une nouvelle personnalité, évoluant en dualité avec le passé que l’ancienne Myfanwy a laissé sous forme de lettre et d’un classeur expliquant son enfance et sa vie mais aussi le mode d’emploi de l’organisation et les rôles joués par chacun.

L’auteur puise dans de nombreux registres parfois opposés; The Rook est un savant mélange de polar, SF et fantastique, arrosé par une bonne dose d’humour so british. Ce cocktail explosif nous entraine dans une lecture effrénée et très divertissante, où l’on s’attache à l’héroïne, sa maladresse, son courage et surtout ses réactions toujours inattendues face aux situations les plus improbables. A grand renfort d’humour pince-sans-rire, la Tour se forge un caractère bien trempé, une personnalité entière qui en fait un personnage intéressant, imprévisible et plein de ressources.
Mention spéciale au canard devin, que tout le monde prend plus qu’au sérieux et qui déclenche une réaction exagérée de la part des membres de la Checquy; un passage particulièrement savoureux qui illustre parfaitement l’incongruité hilarante qui rythme ce livre!

Daniel O’Malley possède une imagination plus que fertile, dont il nous fait généreusement profiter à travers ce roman addictif. Les situations s’enchainent, la cadence de lecture ne laisse place à aucun flottement ni longueur. Les personnages sont pour la plupart loufoques et coupés du monde réel, ce qui crée des réactions atypiques et improbables, pour notre plus grand plaisir!

Décrit comme étant un roman mixant X-files aux X-men et Watchmen à l’univers de J.J Abrams (Alias, Lost…), The Rook est tout simplement génial et sans limite!
A dévorer sans modération.

 

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Super 8 Editions
654 pages
Caroline

À propos Caroline

Chroniqueuse

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