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Kenneth Bernard – La femme qui pensait être belle

Atypique certes. Décalé assurément. Kenneth Bernard est un écrivain marginal, sans aucun doute, et même s’il était parmi nous il ne serait pas vraiment là. Trop d’interrogations, de pensées, cheminent et se bousculent dans sa tête. Observateur insatiable, il a le sens du détail et ne peut s’empêcher de se perdre dans des réflexions parfois déroutantes, il faut bien le dire.

De ses promenades avec sa femme aux chants des oiseaux le matin ;
Du ramassage de penny aux manières de faire face à toute situation incongrue ;
De l’art de prendre le métro jusqu’à la transformation de ses observations en fantasmes ;
De son partie prit pour les “annoteurs de bas de page” face aux “annoteurs de fin de texte” aux réponses qu’il pourrait donner à un type désagréable qui lui poserait une question “ouvertement hostile” sur son œuvre littéraire ;
De la femme qui pensait être belle à celle qui avait peut-être lu Sartre ;
Du processus de déglutition aux rêves des poulets ;
Des “petites qualités insignifiantes” de chacun à comment surmonter la perte d’un livre prêté ;
Voilà treize nouvelles, une théorie farfelue (sur King Kong) et autant de sujets sur lesquels Kenneth Bernard a laisser libre court à son esprit parfois tortueux.

Le fil de vos pensées vous a peut-être déjà emmené sur un terrain peu usagé, voir complètement inexploré. Un terreau d’idées que vous n’osez pas partager parce que trop éloigné des sentiers battus, voir complètement à la marge du système de pensées qu’il sied d’avoir en société. Eh bien c’est là que nous emmène Kenneth Bernard à travers sa vision du monde très personnelle et sa capacité à construire hypothèse sur hypothèse. Il apporte des réponses à des questions qu’on ne s’était jamais posé auparavant, mais aussi de nouvelles questions…probablement sans réponse univoque.

La femme qui pensait être belle K. Bernardéd. Le Tripode, 2015
146 pages
trad. Sholby

Pauline

À propos Pauline

Chroniqueuse

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