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Un bestiaire de bouquinistes Aaron Cometbus couverture

Aaron Cometbus – Un bestiaire de bouquinistes

Ce texte farfelu est d’abord paru dans le fanzine d’Aaron Cometbus sobrement intitulé du nom de l’auteur. Les éditions Tahin Party ont la bonne idée de le faire paraitre dans une traduction signée Emmanuel Parzy. Un bestiaire de bouquinistes est constitué comme un abécédaire décrivant la faune des bouquinistes, peuple parallèle d’un New York inexploré par les écrivains mainstreams.

Aaron Cometbus est lui-même bouquiniste. Il décrit avec beaucoup de tendresse ce milieu composé de plusieurs castes et par autant de personnalités hors normes. On se balade avec lui dans le New York des livres rares ou simplement usés. On va des bacs à un dollars à Gotham Book Mark aux hangars foutraques des libraires.

C’est aussi un témoignage sur une autre manière d’aborder le livre. « Les livres ne sont pas des denrées périssables qui tournent dans la semaine. C’est de l’art accroché aux murs, un rappel d’où vous étiez, un futur vers lequel tendre. Ils sont à la fois familiers et mystérieux. » considère Aaron Cometbus. Nous sommes loin de la chaine du livre qui rend périssable n’importe quel livre datant de plus de 3 mois.

Au travers de ce cheminement chez les bouquinistes de New York, nous voyons aussi une ville qui change trop vite. Aaron Cometbus fait le constat de la gentrification qui rend difficile de vivre dans les marges de la société. Un bestiaire de bouquinistes est un éloge à l’art de la débrouille. L’auteur décrit des personnages avec leurs qualités comme leurs défauts. Il ne nous épargne pas du tempérament parfois désagréable de certains bouquinistes.

Mais au-delà de ces portraits, Aaron Cometbus y glisse son histoire d’amour pour une femme que l’on nomme Le Raton Laveur. Le livre devient d’autant plus attachant lorsque l’on y suit l’auteur à la recherche de cette femme. Ce Bestiaire de bouquinistes est une tranche de vie dégoulinante, tartinée généreusement de ce qui compose un monde de passionné-e.s.

Ces derniers temps, nous pouvons découvrir le travail d’Aaron Cometbus. D’autres traductions sont parus, notamment Le retour à la terre traduit par Nathan Golshem pour les éditions Demain les flammes et Nœuds éditions dont Paco nous parlait il y a peu.

Tahin PartyUn bestiaire de bouquinistes Aaron Cometbus couverture

173p

Adrien

 

À propos Adrien

Passionné de poésie contemporaine et attaché à l'écriture sous toutes ses formes, engagée ou novatrice.

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