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Frank Herbert – Le Messie de Dune

Retour en terres d’Arrakis…

Sortie en 1969 aux États-Unis, puis en 1972 en France dans la prestigieuse collection de Gérard Klein, à savoir « Ailleurs et Demain » chez Robert Laffont, avec une traduction de Michel Demuth, “Le messie de Dune” est la suite du cultissime Dune de 1965. Deuxième tome du cycle de Dune, Le messie de Dune se retrouve aussi avec une édition revue et corrigée par l’Épaule d’Orion et avec une illustration de couverture par Aurélien Police.

Alors que Paul Atréides est devenu l’empereur sur Arrakis/Dune, et qu’il a entrepris, entre autre, le grand projet de végétalisation de la planète, se trame une nouvelle consipration. Douze ans de Jihad on laissé des traces, et marqué autant le peuple que Paul. Mais Paul a su statuer sur les événements et, bon gré mal gré, est devenu, par sa clairvoyance tout comme les évènements lié au Jihad, un dieu vivant, tout comme sa sœur Sainte Alia du couteau.
Sa prescience lui dictant l’avenir, il sait le complot contre lui, il sait aussi que tous les chemins mèneront à sa perte. Mais peut-être est-ce la meilleure solution pour la suite des évènements et pour la survie des Fremens.

Le Messie de Dune s’inscrit dans la continuité de Dune, quelques années et évènements séparent les deux tomes, mais nous retrouvons tous les protagonistes. Ce qui pour conséquence de prolonger les arcs narrtifs et donner encore plus de richesse à l’univers de Dune. Les enjeux continues, des vieilles rivalités reprennent plus de place. Mais nous assistons aussi à des enjeux au sein même de la citadelle. Il y est question de descendance, de retour d’un personnage, d’une conspiration ainsi que d’armes interdites.

Frank Herbert prend le temps dans ce second tome. Ce centrant encore plus sur les ressentis, analyses et dialogues, Ce messie de Dune se transforme petit à petit en partie d’échec, ou en jeu de dupe. Le récit peu paraître labyrinthique par moments, mais la clairvoyance de Paul est un phare pour le lecteur ce qui donne une réelle profondeur du Muad’Dib.

Ainsi nous ne découvrons plus, nous vivons, nous voyons les pièces se mettrent en place, nous découvrons, analysons et comprenons les enjeux, les tenants et les aboutissants. Une mécanique narrative qui permet à chaque instant au lecteur d’avoir en tête l’inéluctable fatalité de la situation, mais où l’espoir et le doute reste infiniment permis.

Frank Herbert se permet d’être critique envers le fanatisme religieux, pointant ainsi du doigt les dérives du culte de la personne et de l’adoration. Sans le dire directement, il souligne tout de même l’importance de la manipulation, et les liens plus que serrés entre politique et religion.

Mais une autre question, assez centrale, revient tout le long de ce Messie de Dune, avons nous le choix ? Ainsi, le libre-arbitre est la grande thématique du second volet. Comment choisir quand tout est écrit et avons-nous réellement le choix quand tous les chemins mènent à la même finalité.

En conclusion, Le Messie de Dune complète le premier tome, mais sait en même temps trancher et proposer un autre regard sur cet univers passionnant et foisonnant. Toujours aussi fin et dense, prenant, haletant et passionnant, ce second volet termine un arc narratif important et démarre l’arc narratif du troisième volet. Indispensable.

Robert Laffont,
Ailleurs & Demain,
Trad. Mihel Demuth,
Révision de la trad. L’Épaule d’Orion,
268 pages,
Ted.

À propos Ted

Fondateur, Chroniqueur

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