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Maria Àngeles Anglada – Les violons d’Auschwitz

9782253133452-G“Le solo de violon avait particulièrement retenu mon attention. Une femme mûre, premier violon de l’orchestre, jouait de son instrument avec une harmonie extrême et – me sembla-t-il – une véritable passion contenue. Quand elle ne jouait pas elle avait l’air triste.”

Régina, violoniste de renom, emballe les auditeurs par son talent, son génie mais aussi par le son de son instrument. Chaleureux, précis, sensible. A tel point qu’un jour, lors d’un concert un homme s’approche d’elle et désire connaître l’histoire de son instrument.

1944

Daniel, prisonnier d’Auschwitz, surprend à ses dépends, un concert organisé par le commandant Sauckel. Un violon entre les mains, un prisonnier, Bronislaw, tente en vain de satisfaire les folles envies du commandant. Les notes s’enchaînent dans une parfaite harmonie, le violon chante, il exulte sa plus belle mélodie, d’une parfaite finesse. Seulement la barbarie nazi reprend le dessus et le commandant nazi accuse à tort le violoniste de jouer faux. Prenant parti pour son ami, Daniel, révélant par la même occasion ses talents de luthier, se voit contraint de devoir fabriquer un violon, mais pas n’importe lequel. Car celui-ci va devoir imiter le son d’un stradivarius. La course folle est lancée. Aux manettes une perversion et une cruauté hors du commun, combattu avec force par les deux prisonniers, Daniel et Bronislaw.

Le court récit de Maria Àngels Anglada, parsemé entre chaque chapitre par des documents historiques, chante sous le couvert de l’amitié. Le paradoxe de l’univers dans lequel l’amitié et la barbarie nazie se trouvent est cimenté par le sublime de la musique. Cette même musique qui pousse les prisonniers à garder leurs âmes intacts. Un étrange condensé de réalité et de fiction qui fragmentent le récit et lui permet de devenir encore plus touchant. À la manière d’un Mark Elderman, Maria Àngels Anglada, réussit son pari. Celui de bouleverser le lecteur.

“Hélas, ils ont coupé les mains de nos musiciens, ils ont fermé la bouche de nos chanteur avec des barreaux de fer.”

139 Pages

Éditions Le Livre de Poche

Ludo

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